Archives mensuelles : décembre 2012

La prévision Maya ? Muahahaha !

C’est avec un peu de retard que je publie ce petit mot, mais avec la préparation des fêtes, j’ai très peu de temps à consacrer à mon PC. Nan. Ne pleure pas mon petit PC. Promis, ma bonne résolution 2013 sera de passer encore plus de temps avec toi. Si, si. Juré ! 🙂
Donc le 21 décembre dernier, je ne m’attendais à rien en particulier. En tout cas rien qui ressemble à « La dernière série avant la fin du monde ». J’étais attentif tout de même mais sans… enfin voilà. Les Mayas avaient annoncés la fin d’un monde. Un monde. Et la nuance est importante car cela n’a rien à voir avec la destruction de la planète. Il s’agit plutôt d’un renouveau, la seule MAJ de Steve Jobs et celle-ci a eu lieu dans l’Univers ;). J’attendais depuis le 15, la réponse d’un appel à textes. J’y avais participé car l’AT en question avait été déniché par ma femme. Elle qui ne s’occupe pas de ça d’ordinaire, avait trouvé au détour d’un site un appel à contribution d’une toute jeune maison d’édition. Conçue en cette occasion. Le thème était « L’instant ». Je venais de me prendre une gifle avec la découverte de l’existence de Vogler et du schéma narratif, du plan etc. Le moment était rudement bien choisit. Le soucis était ailleurs : quoi raconter ? Quelle instant décrire ? Et puis, je m’étais souvenu de la manière dont l’année 2012 avait débuté. La naissance de ma seconde fille. Et ce qui a suivit. Je venais de trouver. Je me mis aussitôt au turbin, faisant ensuite appel à mon équipe de relecteurs/bouchers habituels.
Et donc, le 21 j’ai reçu ceci dans ma BAL électronique : « Votre contribution a su, parmi plus de 300 autres, retenir toute notre attention. Les Éditions Rouages ont été séduites par l’intrigue de votre texte et l’instant décrit. »
En cette occasion, je souhaite remercier l’équipe éditoriale des Éditions Rouages pour m’avoir accordé leur confiance.
La date butoir pour les corrections est fixée au 7 Janvier 2013. J’ai déjà attaqué le gros du travail, il ne me reste plus qu’à finaliser le tout avant de rendre ma copie. Je pense faire passer mon texte à mon équipe de relecteurs, s’ils ont le temps bien entendu. Avec les fêtes, c’est pas évident. Pour 2013, j’ai un roman sur le feu. Info relayée par mon comparse de toujours, le sémillant et nanesque Lilian « je me prends pour Dwalïn ». Et si j’ai un peu de temps devant moi, la deadline de l’AT des Éditions Voy’el sur le bestiaire asiatique a été repoussée au 6 Janvier 2013. Ça devrait le faire.  J’ai une petite idée. Manque plus que le temps de la rédiger 🙂
Si jamais, je ne reposte plus rien d’ici le 31 Janvier, je vous souhaite à toutes et à tous de passer de bonnes fêtes de fin d’année. Et n’oubliez pas : la faute au type qui a traduit les textes mayas.

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Gaiman et particularisme

GraveyardBook

Il ne m’en restait que soixante-dix à quatre-vingt pages hier soir lorsque je m’attaquai à l’avant-dernier chapitre de ce livre fabuleux écrit par Neil Gaiman : L’Étrange vie de Nobody Owens. Je pensais me réserver l’excipit pour un autre jour, lorsque j’eus été prêt à lire la fin de l’histoire. Oui car, comme la très finement observé Lilian b., le fait de ne pas vouloir lire un livre le plus vite possible, d’en savourer chaque page, voire même de les « économiser » en en lisant que quelques pages par jour, fait partie de ce qu’il appelle mon particularisme. L’histoire est tellement prenante que me rapprocher du mot « fin » me plonge dans une sorte d’angoisse indicible ; le terme est peut-être un peu fort cela dit. Mais bon vous avez saisit le principe. Finalement, j’ai englouti le livre sans m’en rendre compte.
Vu son titre on serait en droit de se demander s’il ne s’agissait pas d’une sorte de Benjamin Button mais qui se passe en Angleterre ou à une sorte d’Amélie Poulain mais qui se passe… ah non ça je l’ai déjà dit. Bref à tout sauf à un bouquin qui se déroulerait dans un cimetière. Car 90% de ce livre se déroule dans un cimetière avec ses tombes bien évidemment, ses mausolées, ses cryptes, etc.
Passons maintenant à ce qui nous intéresse : c’est l’histoire d’un tout petit garçon qui, le soir de l’assassinat de ses parents et de sa sœur en réchappe miraculeusement et se réfugie dans le cimetière le plus proche où il est recueillit par un couple de fantômes : les Owens. Jusque-là ça n’a rien à voir avec ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Et puis faut dire que les pages sont joliment illustrées par Dave McKean. Une mise en page du plus bel effet. Pour résumé, le livre suit l’existence de ce petit garçon – prénommé « Nobody » qui signifie Personne en anglais – jusqu’à ces quinze ans où il sort enfin du cimetière pour vivre sa vie avec les vivants.
Dit comme ça, on se dit qu’il ne se passe pas grand-chose au beau milieu des tombes. Dans la vie de tous les jours, sans doute. Mais pas dans un livre de Neil Gaiman ! Car dans ce lieu lugubre, l’auteur parvient à y glisser de nombreuses créatures empruntées au folklore que l’on connaît tous comme des Goules, une Sorcière, un Loup-garou et même un Vampire. Mais ça ne fait absolument pas Twilight ou je ne sais quelle idiotie du genre. On parle de Gaiman ici et le monsieur sait y faire lorsqu’il touche aux fondamentaux, aux monstres et à la terreur. Il est vrai que « Nobody » est un livre classé jeunesse ; ce qui lui a été reproché. Pour ma part, je trouve que lorsqu’on parle d’enfant, il n’est pas nécessaire de verser dans l’horreur. L’histoire qu’il raconte est une jolie histoire mais pas dans le sens péjoratif du terme. C’est le genre d’histoire que l’on peut se raconter au coin du feu, alors que la Lune brille haut dans le ciel étoilé et que toute l’assemblée attend LE rebondissement qui va les faire tressaillir.
Les chapitres se suivent et le petit Bod grandit. En plus de ses parents adoptifs, un tuteur lui a été octroyé : l’intriguant Silas qui, contrairement aux autres spectres du cimetière va et vient comme il le désire alors que les fantômes s’évanouissent dans l’air une fois les grilles franchies. Ce dernier lui apporte de quoi se nourrir et lui enseigne l’art du Songe, de l’Effacement et toute une panoplie d’autres pouvoirs. Silas le met en garde à plusieurs reprises : Bod ne peut pas aller en dehors du cimetière. Pourquoi ? Car le meurtrier qui a tué toute sa famille, Le Jack, rôde toujours et qu’il compte bien terminer sa besogne.
Cet article n’a pas pour ambition de dévoiler toute l’histoire en détails. Je ne fais aucune fiche de lecture une fois un livre lu. Je le termine et reste imprégné d’une sorte de fluide qui va me permettre de développer mon imaginaire, mes intrigues, mes rebondissements. Je ne le relis pas une seconde fois armé d’un stabilo et d’un carnet. Non. Je lis pour le plaisir. Je voulais savoir comment écrivait Gaiman mais je ne voulais pas m’attaquer tout de suite à un pavé comme « American Gods » ; que le Père Noël me rapporta dans sa hotte il me semble :). Moi qui par le passé n’accrochait pas tellement avec le gothique anglais, « Nobody » m’a réconcilié avec une forme de littérature que je boudais car je ne pensais pas utile de la lire. Que des livres jugés trop enfantins ne sont pas nécessaires. Je me trompais grandement. Moi qui rédige en ce moment mon roman sur le croque-mitaine, c’est vers ce genre livre que je veux me rapprocher.
Dans ma jeunesse, j’ai voulu devenir le prochain Stephen King, le prochain Chuck Palahniuk, le prochain Olivier Adam. Cette fois, je ne veux pas devenir Neil Gaiman. Il est déjà là. Il est unique. Oui, on peut écrire comme lui mais ça ne restera qu’un simple pastiche et cela n’apportera rien d’intéressant. Je veux être moi-même au moment de l’écriture. J’ai un monde qui m’appartient et je n’ai nul besoin d’aller piquer les idées aux autres. Car comme m’a dit Lilian b. : cela fait partie de mon particularisme.

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It’s a kind of magic

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L’écriture du roman sur le croque-mitaine avance. Ce ne sont que des avancées significatives mais je progresse et c’est ce qui compte. Mais en m’attaquant à ce roman, je me confronte à ma propre vision du fabuleux, du merveilleux, du féérique. Comme le personnage principal, j’ai toujours vécu la tête tournée vers les étoiles. Et ce n’est ni ma femme ni mes amis proches qui pourront vous dire le contraire. Je trouve que le quotidien est ennuyeux. Non pas qu’il ne se passe rien. C’est juste qu’il ne se passe rien d’intéressant à MES YEUX !
Depuis que je me suis mis à écrire sérieusement – c’est-à-dire aux alentours de l’été 2011 – je m’interroge beaucoup sur la portée de mes textes, sur les thèmes que j’y ai soulevé. En premier lieu, étant un fan incontesté de science-fiction, de fantastique et de fantasy, j’ai crû que je pouvais écrire sur des sujets soulevés par ces trois genres de la littérature. Mais je me suis rendu compte assez rapidement que je n’étais pas très à l’aise lorsque j’essayais d’écrire de la SFFF. Pour deux raisons :

– la première parce que je ne lisais (à cette époque) que de la littérature romanesque. Pas de SFFF.
– la seconde parce que j’écrivais « dans la lignée de… ».

La dernière raison m’a bloqué pendant un assez long moment. Bien sûr, entre temps j’ai écrit la nouvelle qui allait donner naissance au roman du croque-mitaine. Mais je n’étais pas convaincu de pouvoir écrire de la SFFF donc j’ai continué à lire de la prose contemporaine (et française la plupart du temps) et j’ai commencé l’écriture d’un roman assez banal.
Mes filles ont grandit et j’ai vu la manière dont le monde s’est mit à changer. Pas en bien, en plus. Un monde remplit de tueries de masse, de meurtres, d’enlèvements, de crise économique, de lutte pour le pouvoir, de découvert à la banque, de lettres d’huissiers. Bref un monde de galères. Et ce n’est pas ce monde que j’ai envie de leur laisser. Ce n’est pas le monde dans lequel je vis. Il y a un autre monde. Pour le moment il n’existe que dans un coin de ma tête mais je tente de le rendre accessible en couchant toutes ces histoires sur papier.
Pourquoi ce brusque revirement de situation me demanderez-vous ? Pourquoi j’ai trouvé le courage de me mettre au boulot et de poursuivre cette histoire de croque-mitaine ? Tout bêtement, parce que je me suis rendu compte « où » j’avais vécu mon enfance. Dans ce petit village mosellan entouré de forêts et des vestiges de l’ère sidérurgique qui, dans mes histoires, porte le nom de Falmacres. Dans le village de mon enfance, j’ai vécu non loin d’une chapelle qui a été construite un peu en retrait de la route, non loin d’un chemin caillouteux. Un drôle d’endroit pour y accueillir un chapelle, n’est-ce pas ? J’ai découvert il y a peu qu’elle avait été construite à cet endroit car les villageois avaient transportés une statue de Sainte-Anne à un autre endroit du village et qu’elle était réapparut à son lieu d’origine ; sans raison et sans que personne ne l’ait bougé.
Sur les hauteurs de ce même village subsistent encore des ruines recouvertes de mousses et d’herbes folles. Les ruines d’un château appartenant à un seigneur malfaisant qui, selon la légende, avait croisé le chemin d’un ermite qui lui avait jeté une malédiction : ainsi chaque nuit de pleine lune, le seigneur se changeait en renard. Il ne retrouvait forme humaine qu’en enfilant ses vêtements d’homme. Mais une nuit, le renard ne trouva pas ses habits et l’on dit depuis qu’il erre dans les bois.
Il y a également un plateau non loin de ces ruines. On raconte que c’était cet endroit que les sorcières avaient décidés de se réunir à l’occasion du sabbat. On dit même que le feu qui y brûlait et les chants entendus ces soirs-là étaient visible et audible à des kilomètres à la rondeur.
C’est là-bas que j’ai vécu toute mon enfance. Inconsciemment j’ai été imprégné de cette culture, de ces légendes et de ces superstitions. J’ai l’impression d’avoir toujours baigné dans ce monde étrange. Et j’ai le sentiment que la magie qui m’habitait durant mon enfance s’est peu à peu effacée au profit des tracas de la vie de tous les jours. Comme le dit le grand-père du héros : « La magie quitte ce monde. Et sais-tu pourquoi, mon garçon ? Car il n’y a plus personne pour la préserver. La magie est comme une braise dans l’âtre qui menace de s’éteindre. Il suffit d’une légère brise pour que le feu reprenne et embrase tout le reste. »
Je veux préserver cette flammèche en soufflant aussi fort que je le peux. À ceci près que je l’entretiens à l’aide de mes mots et non de mon souffle. En espérant que cela suffise.

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Ma fille s’y met aussi

Hier, dimanche comme tous les autres dimanches de l’année, ma petite famille et moi-même sommes allés déjeuner chez ma maman. Le sapin n’étant pas encore fait, ma femme s’est proposée pour l’installer et le décorer pendant que je m’occupais des filles. En ce moment, le croque-mitaine me trotte beaucoup dans la tête. Il m’arrive d’en parler si souvent que même ma plus grande fille de deux ans et demi me demande le matin si je vais encore parler du croque-mitaine aujourd’hui. C’est dire si c’est un sujet qui me tient à cœur !
Donc je laisse la plus jeune gambader par terre et j’essaie d’occuper la grande avec des feuilles de papier et des crayons de couleurs. Après avoir passé des après-midis entières à dessiner en boucle les héros de « Gravity Falls », j’ai voulu passer à autre chose et sans m’en rendre compte je venais de dessiner une tête de croque-mitaine.

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Intriguée, ma fille s’est alors empressée de dessiner un ogre comme son papa et ça a donné ce dessin :

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Ce n’est pas une copie conforme mais je trouve que la grande ne se débrouille pas trop mal. On voit bien les yeux – même s’ils ne sont pas entourés d’écailles – et on distingue bien la gueule hérissée de dents acérées. Qui sait ? Peut-être se chargera-t-elle du roman graphique tirée de mon roman sur le croque-mitaine.
Outre son côté artistique qui s’exprime ici et que je cherche à développer par le biais de divers activités, je trouve touchant que ma plus grande fille en vienne à dessiner ce que son papa imagine dans un coin de sa tête et qui, pour le moment, s’y trouve encore.

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Contribution envoyée

Je me suis finalement lancé. J’ai relu mon texte plusieurs fois. J’ai peaufiné ce qui pouvait l’être et une fois sûr j’ai envoyé le tout. Ma participation à l’appel à textes des Éditions La Cabane A Mots a bien été reçue et donc je devrais recevoir la réponse courant Mars 2013 si j’ai bien suivi ce qu’ils ont écrit sur leur profil Facebook.
À présent, je peux me consacrer à l’écriture de mon roman. Je dois dire que je n’attaque pas mon roman de la même manière qu’une nouvelle. D’une part, parce que mes nouvelles sont toutes plus ou moins courtes. Je n’arrive pas à écrire plus de quinze pages. Simple Interligne. Police 12. Times New Roman. Je ne sais pas pourquoi. Je trouve qu’étirer une histoire quand il n’y a pas besoin ça dénature le matériau. Et puis ça se sent à la lecture lorsqu’on essaie de tirer les bords, lorsqu’on en fait « un peu plus ». Les gens le sentent tout de suite. Et moi le premier. Du coup, je ne veux plus relire mon histoire et elle perd de la valeur à mes yeux.
D’autre part, parce que j’ai un peu les miquettes quand même. Ça non plus je ne sais pas d’où ça me vient. Certains vont dire – ou bien juste toi, ô unique lecteur de mon blog – que je suis quelqu’un de très angoissé, de pas sûr de lui. Et je te/vous répondrais : c’est pas faux. Ça tombe sous le sens quand on y réfléchit. Si j’étais si sûr de moi, je ne serais pas là en train de tapoter sur mon clavier un billet d’humeur que je vais poster sur mon blog. Je n’essaierais pas de combler ce vide que je sens au fond de moi et que je ne parviens à remplir qu’une fois une histoire bouclée, relue, corrigée et lue par le maximum de personnes. Je n’espérerais pas tant devenir auteur. Je n’espérerais qu’une seule chose : ne pas sortir trop tard du boulot pour pouvoir profiter un peu de ma famille.
Donc je flippe un peu parce que ce projet me tient à cœur. Qu’à la base, comme je l’ai dit dans le post précédent il me semble, j’avais écrit une nouvelle très très courte de 3 pages à peine – quand je vous dis que je n’écris que le strict minimum 🙂 – pour ma première petite fille. Maintenant que j’en ai deux et que la seconde va bientôt avoir un an, je me dis que cette histoire mérite aussi son « pop-corn moment » ! Son instant pop-corn pour les non-bilingues. Cette histoire de croque-mitaine mérite d’être explorée, d’être exploitée jusqu’à plus soif. Car je sens qu’il y a matière à parler de tout un tas de choses personnelles par le biais de la littérature imaginaire.
Je dois avouer qu’Alexandre Astier m’a donné un petit coup de pied aux fesses en parlant de Christopher Vogler et de son bouquin « Le guide du scénariste ». Essayer de structurer mon travail à l’aide d’un plan et d’un schéma narratif alors que je suis quelqu’un qui ne supporte pas les conventions, ça a été assez dur. Avant je n’écrivais qu’en suivant une idée directrice. Sans me préoccuper de ma structure : début – milieu – fin. Et en relisant mon travail, je trouvais que l’histoire commençait mal ou que ma fin ne tenait pas la route ou alors qu’il ne se passait pas grand-chose dans le contenu, dans ce que j’avais envie de raconter. Bref c’était bancal.
Bon je n’ai pas encore pu me procurer le bouquin, à mon grand regret. Rupture de stock. Donc je dois me débrouiller avec les schémas qui trainent sur la Toile mais qui m’aident tout de même. D’ailleurs après analyse du plan que j’ai écrit pour mon roman – parce qu’écrire une histoire imaginaire c’est pas du tout pareil que de la fiction pure qui se passe dans le monde de tous les jours – j’ai remarqué qu’il y avait certaines étapes établies par Vogler (pour le « Voyage du Héros », il y en a douze au total) qui ressortaient de mon plan alors que je ne l’avais jamais lu auparavant. Attention, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit, je n’ai rien d’un génie, loin de là. Mais pour établir mon plan j’ai essayé de suivre celui de films comme Harry Potter ou bien Star Wars. Car qu’on le veuille ou non, ces films suivent tous la même trame narrative. Il y a un chemin que le héros doit prendre et même depuis l’Antiquité c’est comme ça. Il y a un squelette qui pérennise l’ensemble et même si par la suite cela fait des histoires tout à fait différente – prenez Matrix et le Seigneur des Anneaux par exemple – dans leur organisation, ces histoires répondent aux mêmes règles.
Bon et bien, sur ce je vais me mettre au turbin. J’ai déjà un peu écrit mais pas tellement alors j’ai pas mal de boulot devant moi. Et puis il faut que mes filles soient fières de leur papa.

À tantôt.

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J’irais bien piquer une petite tête

J’ai demandé à une bonne amie de relire la nouvelle que j’ai terminé l’autre jour. Simplement pour qu’un regard neuf s’y pose parce que à force de la lire et de la relire j’en viens à la connaître par cœur et même en la laissant reposer quelques jours, je ne possède pas ce recul nécessaire à une bonne analyse. Après avoir échangés plusieurs e-mails, je me suis collé à la révision de mon texte en retirant tous les adverbes et les répétitions qui étaient de trop. Et croyez-moi, il y en avait un sacré paquet !

J’ai donc passé la première moitié de mon après-midi à revoir mon texte un peu dans tous les sens, en changeant des passages entiers mais en conservant le noyau de mon histoire. Je pense être arrivé à un bon compromis ; sachant qu’écrire la nouvelle parfaite n’était pas mon but premier en commençant la rédaction de cette histoire. Fort de ma nouvelle mouture, j’ai essayé de rattaquer le premier chapitre de mon roman sur le croque-mitaine. Premier chapitre qui à l’origine est une nouvelle de trois pages que j’ai voulu refondre dans sa totalité car elle ne correspondait plus à l’univers que j’avais développé tout autour. Mais lorsque je pensais avoir pondu une phrase qui se tenait, je l’effaçais systématiquement après l’avoir relue deux ou trois fois et m’être rendu compte qu’elle était particulièrement mauvaise et plan-plan. La révision de ma nouvelle me prit en tout presque une heure et ma contre-attaque envers le croque-mitaine s’étira durant le reste de l’après-midi. Je peinais à trouver mon souffle, une musique à mon écriture.

Et arriva le début de soirée. Comme d’habitude, il n’y avait rien de bien à se mettre sous la dent ; ce qui est un comble lorsque je vois la somme que je paie tous les mois pour un bouquet spécial « cinéma-série ». J’ai zappé un peu sur toutes les chaînes, espérant tomber sur quelque chose qui sorte de l’ordinaire et je suis tombé sur une rediffusion de « La jeune fille de l’eau » de M. Night Shyamalan. Ça s’écrit comme ça se prononce ! Un film que j’avais été voir au moment de sa sortie ciné et qui m’avait emballé au point de courir à Cultura m’offrir la bande originale ; manie qui m’est restée depuis. Pour résumer, ça raconte l’histoire d’un gardien d’immeuble qui tombe sur une nymphe aquatique dans sa piscine.

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C’est au moment de l’ouverture du film que l’évidence m’a frappé. Ce prologue fait de dessins racontant la genèse de ces êtres venus des profondeurs qui autrefois guidaient les Hommes. Tout à coup, je me suis mis à penser à mon histoire de croque-mitaine. N’étais-je pas supposé faire de même ? Mon histoire n’avait-elle pas, elle aussi, vocation à faire rêver ? Transporter mon lectorat ? Défricher un monde oublié depuis trop longtemps ? Je dois aborder mon roman de cette manière. Bien sûr j’applique la règle des « Trois Actes ». Et donc mon premier chapitre n’échappe pas à la règle :

– situation de départ (présentation du ou des personnage(s)).

– élément déclencheur.

– rebondissement qui amène au chapitre suivant.

Sur ces bonnes paroles, j’ai une nymphe aquatique à voir. Paraît qu’elle donne de l’inspiration :).

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A ma grande surprise

J’ai veillé jusqu’à plus d’1h30 ce matin afin de tenter de terminer la rédaction d’une nouvelle que je dois rendre pour le 21 décembre. J’ai la fâcheuse habitude de toujours tout laisser traîner en longueurs, de ne jamais finir un texte parce que je me l’imagine plus complexe que ceux que j’écris d’ordinaire. Du coup je remets souvent tout au lendemain et mes histoires ou mes projets piétinent la plupart du temps. Mais hier soir, alors que les petites et ma femme étaient paisiblement endormies, je me suis assis devant mon ordinateur – un café chaud et une lampe de bureau pour seule compagnie –  et j’ai tapé dans la bute comme on dit. Je ne voulais pas abandonner. Pas cette fois. Alors j’ai écrit encore et encore. Contrairement à ce que j’avais pensé au départ, je ne suis pas parvenu au terme de mon histoire. À 1h30 ce matin, il me restait encore l’épilogue à écrire. Mais j’avais bien avancé : ma nouvelle passant d’une page et demie à quatre pages et demie en l’espace d’une poignée d’heures.
Tout à l’heure, juste après souper, ayant le luxe d’une vingtaine de minutes de tranquillité, j’ai comblé le vide de mon histoire bouclant ainsi une nouvelle longue de 6 pages et comptant 17 616 caractères.
À l’origine, je n’étais pas supposé m’attaquer à un autre appel à textes. Je n’en avais plus l’envie ni le temps. Mon « croquemitaine » ne cesse de tambouriner à ma porte et à un moment ou à un autre je vais devoir m’assoir avec lui et écouter son histoire car elle est fichtrement intéressante. Lorsque je me suis rendu compte que la deadline de cet AT ne courait que jusqu’à la fin du mois, soit moins de trois semaines pour tout boucler, j’ai pris peur. D’ordinaire les AT sont plus longs ce qui me laisse le temps de peaufiner une intrigue et de m’habituer aux protagonistes. Et tout comme « All Sinners », écrire sous la contrainte si l’on peut dire, essayer de se démener en un si court laps de temps aura été une sacrée expérience également. Je ne devrais pas crier victoire trop vite ceci dit. Mais il ne me reste que la partie relecture/correction.
Depuis un petit moment, j’essaie d’écrire d’une manière différente : en suivant une sorte de marche à suivre. J’ai toujours écrit au feeling. Je ressentais l’histoire. Elle me parlait par rapport à ce qu’elle racontait, à des sentiments évoqués qui étaient les miens. Je n’avais pas vraiment de plan en tête. Il s’agissait plus d’instinct qu’une réelle logique d’écriture. Et puis je suis tombé sur les Trois Actes : Début – Milieu – Fin. Ce qui composent une histoire en fin de compte. Mais je ne l’avais jamais appliqué. Maintenant, lorsqu’une idée d’histoire me vient ou que je vis ou que l’on me raconte une anecdote – peu importe le sujet à vrai dire – je m’efforce de la découper en trois parties. Je structure cette idée en suivant ce schéma pour qu’à chaque fin de parties il y ait un rebondissement qui amène la partie suivante. Jusqu’au dénouement où le coup final retentit. La dernière « gifle » qui laisse le lecteur pantois.
J’ai tout mis en œuvre pour appliquer ce principe à l’histoire dont je viens de terminer la rédaction. Il faut la lire maintenant à tête reposée, l’esprit clair pour essayer de discerner ce qui peut paraître faible, ce qui pourrait altérer la compréhension du lecteur. C’est une partie également du travail d’écrivain que de relire sa production et de la retoucher jusqu’à ce qu’on la trouve parfaite. Bien sûr une histoire « parfaite » n’existe pas mais c’est ce que je m’efforce de faire chaque fois que j’en commence une autre. Je fais de mon mieux. Je repousse mes limites et vais de l’avant.

Allez, bonne nuit à toi, lecteur ou lecteur de mon blog. Et que l’aventure de la littérature te cueille toi aussi !

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