Archives mensuelles : janvier 2013

Atelier d’écriture

Atelier_Ecriture

Les 12 et 13 janvier dernier, j’ai participé à un atelier d’écriture organisé par le NEST de Thionville et chapeauté par Olivier Chapuis, un auteur et dramaturge français débarqué de Paris le matin-même. Je n’avais pas dans l’idée de participer à un atelier d’écriture. Je ne pensais pas cela utile ; avec le recul, j’avais tort. Cette idée d’atelier, c’est mon petit frère qui me la suggéré. Alors j’y suis allé sans vraiment savoir ce qui allait se passer et qui j’allais pouvoir y voir.
Au préalable, l’auteur nous avait demandé un petit travail, une « cueillette » comme il l’a lui-même nommée. En fait, nous devions réunir des photos sur des paysages de la Lorraine, sur des personnages importants de la Lorraine (historiques ou inconnus), une conversation que l’on aurait volé dans un bistrot, dans la salle d’attente d’un docteur ou simplement dans la rue, ainsi qu’un témoignage ayant également un rapport avec la Lorraine. « Tout cela pour quoi ? » me demanderez-vous. Et bien car cet atelier d’écriture n’est pas qu’un simple atelier. Ce dernier s’inscrit dans une démarche créative. Même si durant les deux séances nous avons beaucoup écrit, des exercices d’écriture pour la plupart, sous forme de jeux avec des contraintes, des limites de temps, Olivier Chapuis nous a dès le début expliqué la raison de notre présence.
En 2014, un spectacle va voir le jour : « Rivière song ». Ce spectacle prendra corps sur les bords de la Moselle et retracera le cheminement d’un couple : Ludovic, natif de Lorraine, travaillant dans le milieu des affaires, revenu dans sa région natale afin de se séparer d’une demeure familiale ; et Anna, sa compagne, photographe amateur qui possède des dons de médiums. Le long de ce parcours, les spectateurs passeront devant divers « portails » qui délivreront des moments-clés du voyage du couple. Et c’est là où les participants de l’atelier rentrent en jeu. Étant natifs ou ayant des attaches dans la région de Lorraine, nous sommes les mieux placés pour parler de ce petit coin que nous connaissons énormément et où transpire un folklore, une histoire qui lui est propre. Notre travail est de donner corps à ces moments.
Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en poussant la porte du NEST ce samedi 12 Janvier. Et je dois dire que j’ai été agréablement surpris. D’une part, par le sérieux et le dévouement dont Olivier Chapuis a fait preuve tout au long de l’atelier. Très disponible, j’ai communiqué avec lui par le biais d’e-mails bien avant l’atelier et il m’a toujours répondu ; dans un délais très court. Je n’ai pas eut l’impression de « bosser » durant cet atelier. Non pas parce que les exercices n’étaient pas compliqués. Au contraire, toute la difficulté était de coller au sujet – c’est-à-dire « Rivière song » – tout en respectant les contraintes d’écriture imposé par l’auteur. Et dans le temps imparti. Nous avions entre 20 minutes et une demie-heure pour fignoler nos productions qui n’excédaient pas quelque pages.
Ce que je retiens de ce week-end ? Cela a un rapport avec moi. Enfin cela concerne avant-tout les textes que j’ai produit. Cela n’a rien à voir avec leur longueur mais plutôt leur contenu. Après les avoir lus et relus de nombreuses fois, il nous était demandé de lire notre prose à haute et intelligible voix et devant tout le monde. Je dois dire que j’ai toujours été effrayé et tétanisé lorsque je devais lire un texte devant une assemblée. Même réduite. Mais là, c’est allé tout seul. Cela vient sans doute du fait que tous les gens étaient là pour les mêmes raisons que moi : l’amour de la littérature, le besoin d’écrire, de créer. Pour ce qui est de mes textes, j’ai été surpris de me rendre à quel point ils reposent sur la réalité du quotidien. Ils sont ancrés dans ce monde de tous les jours. Un reste d’Olivier Adam sans doute. Donc non seulement, mes textes collent au réel mais en plus ils sont d’une noirceur. Les productions de mes camarades étaient autrement plus joyeuses. Les miennes n’étaient pas glauques non plus mais il subsistait un petit quelque-chose de sombre, de limite pathétique. Et cela m’a frappé. Au point que j’en vienne à reconsidérer mon projet du croque-mitaine. Mais ce sera le sujet d’un prochain billet.
Donc en conclusion : ce week-end m’a été très profitable. J’y ai rencontré des gens formidables qui ont tous un rapport avec la littérature. Un rapport différent du mien. Et c’est très enrichissant de se retrouver face à des gens qui vous expliquent ce qu’ils aiment dans leur écriture et leur lecture. L’échange de points de vue. Un échange, oui ! Je crois qu’un mot pourra résumer ce premier week-end d’écriture au sein du NEST : échange.
Sur ce, j’ai encore pas mal de boulot devant moi. Il faut que je termine de numériser mes textes avant de les envoyer à Olivier pour qu’ils les compile aux autres textes. Et il y a une deuxième « cueillette » avant Février. Donc…
Allez, à plus tard les p’tits lapins.

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C’est un métier.

Les fêtes de fin d’année ne sont pas la période plus plus favorable à la création. Il y a la course aux cadeaux, les multiples préparatifs, les imprévus de dernière minute, les enfants qu’il faut ménager car l’arrivée du Père Noël est imminente. Et il m’a été très difficile, pour ne pas dire impossible, de me retrouver devant mon clavier. Pour que mon roman sur le croque-mitaine avance, j’avais décidé de mettre les appels à textes de côté. Mais les mauvaises habitudes ont la vie dure… et je me suis surpris à songer à l’AT des Éditions Voy’el. N’ayant pas la plus petite idée en vue, mon esprit s’est mis en marche car c’est lorsque je bute sur une idée qui ne veut pas venir qu’elle finit tout de même par me cueillir alors que je pensais mes espoirs réduits à néant. J’avais quinze jours devant moi : un temps suffisant me direz-vous. Je le pensais aussi. Mais avec les repas de famille, les courses à faire, les vœux à souhaiter je n’ai pas pu écrire autant que je l’aurais voulu. Certains penseront que je fais preuve de mauvaise volonté. Libre à eux. Mais ma vie de tous les jours me prend déjà pas mal de temps. Et même si parfois j’aimerais me retrouver seul pour pouvoir chasser toutes ces idées qui trottent dans ma tête, j’aime trop ma famille pour leur demander de me fiche la paix pendant une journée entière.
Du coup, je ne suis pas parvenu à boucler ma nouvelle pour Voy’el dans le temps imparti ; même si la deadline a été repoussée. Bon, pour me consoler, je me dis que mon histoire est bonne. Qu’il ne me reste plus qu’à la terminer et elle finira bien par me servir pour un éventuel futur AT. Je n’aurais juste qu’à la dépoussiérer un peu si nécessaire.
J’ai même dû délaisser mon blog ; mais je compte me rattraper. J’ai pas mal de lecture en attente – deux anthologies et American Gods de Neil Gaiman -, sans compter que j’ai mon roman à écrire. Non, je n’aurai pas le temps de m’ennuyer.
Ce qui m’amène à penser au temps que l’on se « dégage » pour la création. Il est incroyablement infime. Étant Papa au foyer, vous me direz que je dois avoir beaucoup de temps libre. Mais s’occuper de ses enfants – je précise qu’elles ne sont pas encore scolarisées – est un job à temps plein. Pour pouvoir écrire efficacement, il me faut guetter la moindre faille ou bien organiser une petite sieste que j’introduis habilement avec un bon biberon bien chaud qui les feront tomber comme des mouches à coups sûrs. Je dois avouer que ça ne fonctionne pas à chaque fois et lorsque je pense que tout est ok, que je m’installe derrière mon écran avec une bonne tasse de café pour me mettre en train, il y en a forcément une qui va se réveiller. Et ça ne loupe pas ! Donc ensuite, il me reste le soir. Lorsqu’après une journée harassante, ma femme monte se coucher et que je reste encore une à deux heures histoire de taquiner le clavier. Donc arriver à « caler » un moment où l’on sait que l’on ne va pas être dérangé est très compliqué.
Dans un premier temps, si l’on parvient à se trouver un créneau, il est tout à fait possible que l’inspiration ne vienne. Oui, car la création est quelque chose de très mystérieux. Il suffit d’un tout petit rien pour vous contrarier et que l’envie d’écrire se perde et ne revienne pas avant quelques heures – si vous êtes chanceux 🙂 – voire quelques jours ou semaines – si vous ne l’êtes pas :(. Les gens qui pensent qu’il suffit pour une personne qui écrit, de se mettre à son bureau et de laisser couler le flot se trompent lourdement. Ce serait tellement simple si ça se passait ainsi.
Dans un second temps, il se peut que vous soyez en veine et que vous pondiez deux, trois, quatre ou cinq pages en une seule journée. Lorsque vous vous glissez sous vos draps le soir, vous sentez que votre devoir a été accompli. Et vous vous levez le lendemain matin, heureux comme un pape, et puis bon vous avez le champ libre. Du coup, vous vous mettez devant votre ordinateur et vous relisez votre production de la veille. Mais c’est bourré de coquilles. Ce qui vous paraissait très bon hier, vous semble affreux aujourd’hui. Et vous vous dîtes que vous ne valez pas un clou. Ce qui vous vaut d’être d’une humeur massacrante et vous n’écrirez plus avant des jours.
Il y a autant de cas de figures que de personnes qui écrivent. Je ne peux pas tous les dénombrer car je pense que ça n’apporterait pas grand-chose et que je suis plus efficace lorsqu’il s’agit de fiction. Mon confrère Lilian est très doué pour ça. Il adore classer, répertorier et donner des noms au genre ou au style des auteurs. Lire son blog est un régal mais je ne suis pas ici pour le copiter. Mon domaine est l’imaginaire.
Cela faisait un moment que je n’étais pas venu faire un tour par ici. C’est chose faite. ‘scuzez mais j’ai encore du boulot qui m’attend. À tantôt 😉

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