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Poste à pourvoir : dieu tribal. Ca vous tente ?

From dust

Je suis sûr que vous vous êtes déjà demandé quel genre de dieu vous pourriez être. Mais si ! Arrêtez de mentir. Bon, on est d’accord qu’une chose pareille ne pourra jamais se produire dans la vie de tous les jours.

L’écriture de fictions permet de substituer ce statut divin. L’auteur connaît tout de ses personnages, sait tout de l’endroit où ils évoluent et des évènements passés, présents et futurs.

Mais quoi de mieux que se laisser bercer par une aventure où l’on serait capable de jouir de ces pouvoirs : de pouvoir modeler un monde à sa guise et d’en dessiner tous les contours. From Dust du studio Ubisoft y parvient haut la main !

À l’origine de ce projet on trouve Eric Chahi – l’une des grandes figures du métier dans les années Amiga-Atari et dans les débuts des années 90 –, graphiste, programmeur et concepteur de jeux-vidéo français.

Mais également Laurent Genefort, écrivain français de science-fiction. Il est notamment connu pour son roman Omale (2001) base d’un univers (la Panstructure) dans lequel il pose ses romans de space opera.

Le pitch en deux mots : le joueur incarne une divinité appelée le Souffle qui a été invoqué par une tribu privé de ses origines.

Le jeu se compose de douze niveaux :

–          Le souffle.
–          Le rituel.
–          Le cri de la mer.
–          Le premier pouvoir.
–          Les milles sources.
–          Embrasement.
–          Ressac.
–          Hautes marées.
–          Les larmes de pierre.
–          La terre furieuse.
–          Emergence.
–          Mouvement.
–          Origine.

Une même trame définit chacun de ces douze niveaux. Il faut conduire la tribu dont vous avez la charge jusqu’à différents totems disséminés sur la carte (des totems délivrant des pouvoirs ou non). Une fois ces totems glorifiés, un village se construit tout autour et il est possible au joueur de pénétrer dans le sanctuaire : la porte qui vous permettra d’accéder au niveau suivant.

Mais comme vous vous en doutez, la tâche ne va pas être facile. Pour ce faire, plusieurs pouvoirs vont vous être octroyés au cours du jeu.

Le premier – que vous possédez d’emblée – vous permettra de prendre du sable et de le répandre ainsi où bon vous semble. Pour élever un totem immergé ou pour construire un passage pour votre tribu. Le second pouvoir vous servira à déplacer l’eau ; et de l’eau dans ce jeu il y en a en abondance, croyez-moi !

Le troisième pouvoir vous sera donné au moment où un volcan se manifestera : vous aurez donc la chance de pouvoir manipuler de la lave et sans vous brûler. Très intéressant lorsque vous voudrez ériger une digue de pierre ou élever une montagne afin de protéger votre village d’un tsunami ou d’une coulée de lave par exemple. Oh oui ! J’allais oublier. Tout comme sur Terre, le monde de From Dust est soumis aux éléments : pluie torrentielle, tsunami, éruption volcanique, mouvement de plaques tectoniques. Heureusement, des stèles cachées vous permettront de vous prémunir contre les effets ravageurs des tsunamis ou bien pour empêcher que des coulées détruisent votre village. Des stèles que certains membres de votre tribu seront amenés à aller chercher puis auront la charge de dispenser ce savoir aux autres villages que vous aurez érigés.

Autre point-clé de ce jeu, excepté le fait d’être tout-puissant, si l’on peut dire, c’est de pouvoir observer le travail de la Nature. Par exemple, une cascade d’eau mettra des siècles pour marquer le sol. From Dust vous offrira ce spectacle en quelques minutes. Car en plus de voir le monde changer sous vos yeux, d’après vos actes et les changements que vous aurez apportés, la faune et la flore s’installera sur les terres non immergées. Un tapis d’herbes folles puis de palmiers divers en couvrira la totalité et vous verrez très vite apparaître de drôles de créatures.

Je ne vous cache pas qu’il m’est arrivé de rester plus d’un quart d’heure, la manette posée à côté de moi, regardant le paysage se dessiner sous mes yeux, des rivières se créer, des déserts s’installer.

Le seul moment où vous pouvez laisser éclater votre créativité est le dernier niveau baptisé « Origine ». Vous contrôlez tous les pouvoirs et les quatre éléments. Une manière de boucler la boucle et de faire revenir la tribu à son point de départ.

Et la musique. J’allais oublier de parler de la musique alors que c’est l’élément essentiel de ce jeu. Car c’est avec la musique que le Souffle s’éveille. La musique permet aussi aux membres de la tribu de commander aux éléments et de les garder à bonne distance. Elle ponctue le jeu sans être omniprésente. Elle accompagne les phases de transitions entre les différents « mondes ». En revanche, pour les amoureux du bruit des vagues et du bruissement des palmiers : vous serez servis ! Cette ambiance tropicale règne tout au long du jeu.

On arrive assez rapidement au terme du jeu. Pour un hardcore-gamer, From Dust ne présentera pas un grand intérêt, car la beauté de ce jeu est avant tout visuelle. Vous pouvez tout de même essayer de débloquer l’ensemble des contes relatifs au savoir de la tribu. Il y en a pas mal et je pense que c’est à ce moment que la poésie de Genefort s’exprime le mieux.

J’ai longuement attendu la sortie de ce jeu. Sur CD j’entends. Car à sa sortie, il n’était disponible que sur le Xbox Live et nulle part ailleurs. Il ne coûtait pas excessivement cher mais je ne pouvais pas me permettre de me l’offrir. Je l’ai trouvé dans un coffret – au prix modique – contenant deux autres jeux : Beyond Good and Evil et Outland. Le premier ne m’a pas transcendé plus que ça tandis que le second… Il fera sans doute l’objet d’un post sur mon blog une fois que je l’aurais terminé. Les effets visuels sont également sublimes mais sont d’un autre ordre.

J’espère vous avoir donné envie de vous pencher sur ce jeu.

À bientôt les p’tits lapins 🙂

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